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Le chic de l’écaille

Son savoir-faire est devenu extrêmement rare. Il consiste à transformer les écailles de tortue en objets de parure ou de décoration, à l’instar des montures de lunettes façonnées sur mesure. Cette pratique est aujourd’hui très réglementée. Une convention internationale protège en effet le matériau et empêche toute importation. Le maître doit donc se contenter d’utiliser les stocks du passé déjà présents sur le territoire français.

Christian Bonnet a découvert son métier auprès de son père et de son grand père dans l’atelier familial qui se trouvait alors en Ile-de-France. Il aime la matière noble et naturelle qu’offre le dos d’une tortue Caret. Il y a l’écaille blonde et transparente des quatre onglons qui terminent la carapace et puis les pièces sombres, noires ou jaspées du dos. Matière vivante, l’écaille se compose de kératine comme les ongles ou les cheveux. On la travaille avec de la chaleur, de l’humidité et une forte pression. Cela favorise la soudure puis la fonte par autogreffe.

Christian Bonnet pratique la restauration d’objets anciens : peignes, éventails, coffrets, couvertures de missel... Mais il se concentre surtout sur la création de pièces uniques pour une clientèle exigeante et raffinée. Ses lunettes, légères et élégantes, s’adaptent parfaitement à la morphologie de celui qui les porte. La génération suivante perpétue déjà la tradition de la maison en la mettant au goût du jour. Franck a ouvert une antenne à Paris, à proximité du Palais Royal. Steven explore quant à lui les possibilités de nouveaux matériaux comme l’acétate.

Parcours
1963 : Christian Bonnet entre dans l’atelier familial et dans l’école d’optique Pasteur
1980 : Il succède à son père
1993 : Il recueille l’héritage des anciens lunetiers, Jacques Rameau et François Mandon
2000 : Christian Bonnet est nommé Maître d’art

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Christian BONNET

3 bis rue de la Cordellerie
89100 SENS