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De la mer Noire à la Seine

L’inspiration le visite la nuit, comme un prophète : « Je crée tout ce que je vois périodiquement pendant mes rêves. J’ai une vision et j’essaie en arrivant le matin de la matérialiser. » Surgit alors un monde singulier peuplé de bêtes fabuleuses : aigle, colombe, antilope, chèvre, cheval, taureau, lion ou licorne… Les hommes portent de courtes tuniques et d’intrigants chapeaux. Leurs attitudes recueillies en font presque des allégories. Tout semble offrande.

Il y a dans cette création prolifique un goût d’éternité qui évoque une mythologie disparue ou le repos bienheureux du paradis. Mais l’univers de Goudji ne s’arrête pas là. Il faut aussi voir ses bijoux contemporains, aux formes denses et courbes comme de luxueuses parures primitives, ou bien ses épées d’académicien montées sur de vieilles lames. Il faut contempler les objets de table comme les œuvres liturgiques qui jouent des combinaisons de matières et se moquent de la frontière stérile qui oppose l’art et l’utilitaire.

« Mon travail est très particulier par la technique et l’emploi des matières premières. » Cornaline, améthyste, onyx, obsidienne… Le métal ouvragé se pare d’incrustations colorées qui donnent aux objets un caractère incomparable doublé d’une puissante charge symbolique. D’origine géorgienne, Goudji s’inspire volontiers des civilisations anciennes avec un goût prononcé pour le patrimoine et l’archéologie.

Il a réalisé des commandes prestigieuses, comme le mobilier contemporain de la cathédrale de Chartres, et bénéficié de plusieurs expositions.

Parcours
1958 : Goudji entre à l’École des Beaux-arts de Tbilissi
1962: Il entame une carrière de sculpteur à Moscou et rêve d’orfèvrerie
1974 : Il quitte Moscou pour s’installer à Paris
1998 : Goudji est nommé Maître d’art

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